Mais que veulent les Roumains ?

Sergiu Miscoiu

Les manifestants, dimanche 5 février, en Roumanie, avec le flash de leur portable (Sipa)

Une semaine après les immenses protestations du 5 février, une foule de 70000 personnes a envahi la Place de la Victoire, dominée par le Palais Gouvernemental. Cette foule a composé en juxtaposant des pancartes éclairées le drapeau bleu-jaune-rouge de la Roumanie. C’est un signe d’unité nationale dans le combat contre la corruption et un avertissement très précis adressé au gouvernement : aucun pas en arrière en matière de justice ne pourrait être fait sans qu’une mobilisation immense de la population ne fasse trembler l’édifice où siège l’exécutif. C’est sans précédent après 1989, dans ce pays réputé placide et démobilisé face aux vicissitudes de l’histoire et au discrétionnaire des gouvernants.

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