La dépénalisation des prostitué(e)s : un changement de paradigme ?

Des travailleuses du sexe manifestent à Lyon contre la loi pénalisant la prostitution. Photo Reuters.

De tout temps, le groupe des « prostitué(e)s » a été construit – notamment par le pouvoir politique – en opposition aux autres groupes « intégrés » dans la société. Il s’est agi, sciemment, de marquer une délimitation claire entre, d’un côté, les prostituées et, de l’autre, le reste du monde. Ce mécanisme de séparation entre le « nous » et le « eux », cette construction sociale de la prostitution s’est donc faite par le biais d’autres acteurs que les prostituées elles-mêmes. Les acteurs les plus concernés ont donc vu leur parole confisquée.

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La laïcité, un sujet qui divise autant qu’il passionne

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« Une société sans religion, c’est comme un navire sans boussole. »

« Une société sans religion, c’est comme un navire sans boussole. » Le propos de l’Empereur des Français lors des négociations avec monseigneur Spina sur la conclusion du régime concordataire met en exergue les préoccupations des pouvoirs publics sur les questions du rapport de la société au religieux. L’organisation du rapport de la société aux religions émerge au début du 19e siècle. En effet, c’est à partir de ce moment-là que notre société se pense elle-même. L’on dit alors qu’elle s’auto-référence. Ainsi, toutes les politiques publiques relatives à ce domaine s’effectuent dans un objectif de paix civile et sociale. La paix civile étant en soi un garant, sinon le meilleur garant, de la stabilité du pouvoir politique en place. Lire la suite