Les drogues face au droit

L’ouvrage est paru en 2015 aux éditions du PUF. Edité par Henri Bergeron et Renaud Colson, ce livre, composé de 8 chapitres, est assez concis. Henri Bergeron est connu pour ses travaux portant sur le lien entre les politiques publiques et la santé. Il enseigne à l’IEP de Paris. Renaud Colson quant à lui est juriste et maître de conférences à l’université de Nantes. Le profil des autres contributeurs varie également, ce qui permet à ce livre de présenter différentes approches de la prohibition des drogues et donc une vision plus globale. Tous les articles à l’exception de celui de M. Nacer Lalam ont été publié sur le site laviedesidées.fr. Ce site, dirigé par Pierre Rosanvallon et donc lié au Collège de France, a pour objectif de promouvoir l’accès aux recherches réalisées par des spécialistes en sciences humaines. Cette vulgarisation scientifique se ressent assez bien à la lecture du livre qui se destine aussi bien au grand public qu’à des chercheurs. La sortie du livre se fait dans un contexte où la politique répressive à l’égard des drogues ne fonctionne pas et est remise en cause au sein de la société. Malgré des lois parmi les plus répressives en Europe, la France reste le pays ayant le plus de consommateurs de cannabis en Europe.

 

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Baisse des limitations de vitesse à 80 km/h : une mesure de bon sens politique

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Depuis trois ans, le nombre de morts sur les routes françaises est reparti à la hausse.
www.twin-loc.fr/Flickr, CC BY-SA

Fabrice Hamelin, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

Le 11 décembre dernier, le Premier Ministre Édouard Philippe annonçait dans un tweet qu’il était personnellement favorable à l’abaissement de la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central. Depuis cette annonce surprise, les éditorialistes et les observateurs de l’action publique de sécurité routière, lorsqu’ils sont favorables à la mesure, mobilisent la thèse du courage politique pour expliquer son geste. Il y en a à défendre une mesure refusée par son prédécesseur pendant plusieurs années et fortement contestée par une partie des acteurs de la sécurité routière.

Pour autant, l’explication semble un peu paresseuse. Elle ne fait que reprendre le leitmotiv des acteurs associatifs, ceux qui sont favorables à la mesure, là encore, et n’ont cessé de dénoncer le manque de courage de Bernard Cazeneuve, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur et en charge du dossier. C’est surtout une explication faible et qui a pour défaut de ne pas rendre compte du travail politique engagé.

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La dépénalisation des prostitué(e)s : un changement de paradigme ?

Des travailleuses du sexe manifestent à Lyon contre la loi pénalisant la prostitution. Photo Reuters.

De tout temps, le groupe des « prostitué(e)s » a été construit – notamment par le pouvoir politique – en opposition aux autres groupes « intégrés » dans la société. Il s’est agi, sciemment, de marquer une délimitation claire entre, d’un côté, les prostituées et, de l’autre, le reste du monde. Ce mécanisme de séparation entre le « nous » et le « eux », cette construction sociale de la prostitution s’est donc faite par le biais d’autres acteurs que les prostituées elles-mêmes. Les acteurs les plus concernés ont donc vu leur parole confisquée.

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La laïcité, un sujet qui divise autant qu’il passionne

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“Une société sans religion, c’est comme un navire sans boussole.”

“Une société sans religion, c’est comme un navire sans boussole.” Le propos de l’Empereur des Français lors des négociations avec monseigneur Spina sur la conclusion du régime concordataire met en exergue les préoccupations des pouvoirs publics sur les questions du rapport de la société au religieux. L’organisation du rapport de la société aux religions émerge au début du 19e siècle. En effet, c’est à partir de ce moment-là que notre société se pense elle-même. L’on dit alors qu’elle s’auto-référence. Ainsi, toutes les politiques publiques relatives à ce domaine s’effectuent dans un objectif de paix civile et sociale. La paix civile étant en soi un garant, sinon le meilleur garant, de la stabilité du pouvoir politique en place. Lire la suite