Le lobby évangélique aux États-Unis

En rouge, la devise nationale imprimée sur le billet d’un dollar.

Depuis l’élection de Donald Trump le 8 novembre 2016, les évangéliques, mouvement fondamentaliste de la religion chrétienne protestante, se retrouvent sur le devant de la scène médiatique comme politique. Mais depuis plusieurs décennies déjà, l’idéal puritain chrétien défendu par les évangéliques fait partie intégrante de l’image que renvoient les États-Unis, souvent décrits comme une nation où le religieux occupe une place centrale, jusqu’à sa devise nationale In God We Trust [i]. Pourtant, l’État américain est défini comme laïc par sa constitution, et a pu prouver de nombreuses fois au cours de son histoire sa volonté à respecter cette laïcité. Cette situation, paradoxale au premier abord, illustre les contradictions que peut comporter le système législatif et administratif américain.

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Le cannabis aux Etats-Unis : bien plus qu’une plante sans les lobbies ?

La légalisation du cannabis, une lutte aux intérêts multiples

Le cannabis dans le monde c’est 182 millions de consommateurs et 150 milliards de dollars de chiffre d’affaire estimé : ce qui en fait la drogue la plus largement consommée, vendue et saisie dans le monde. A l’échelle internationale comme nationale, il est l’objet de nombreuses politiques publiques. Alors que la France s’interroge, une fois de plus, sur la légalisation du cannabis thérapeutique après le nouveau rapport de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé), outre Atlantique, les lobbies pro et anti-légalisation se livrent un combat idéologique depuis presque un siècle. Si la pratique du lobbying est fréquemment dénoncée dans l’hexagone, elle est beaucoup plus instituée et admise aux Etats-Unis.

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Les lobbies afro-américains dans la politique des États-Unis

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Une histoire de conquêtes politiques

De nombreuses luttes ont été menées par les groupes d’intérêts afro-américains depuis l’abolition de l’esclavage, en 1865, et l’établissement du  ségrégationnisme dans les États du Sud avec les lois Jim Crow en 1876.

Les groupes d’intérêts ou lobbies sont des groupes d’individus qui défendent des intérêts particuliers auprès des pouvoirs publics, tout en s’abstenant de toute participation aux élections. Leurs moyens d’action sont multiples (manifestations, plaintes, plaidoyers, corruption…).

Les mouvements contemporains de défense des intérêts afro-américains se sont développés tout au long du XXème siècle. Parmi eux, il est important de distinguer les défenseurs des droits de l’Homme des nationalistes afro-américains.

Du fait de revendications tantôt convergentes, parfois contradictoires, et des divers moyens de lutte utilisés par ces groupes d’intérêts afro-américains, on peut se demander comment leurs revendications politiques  ont évolué et quelle a été leur influence sur les politiques publiques des États-Unis ?

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De Obama à Trump : une alternance politique pour un changement de politique migratoire ?

Photo Bush ; Obama ; Trump : Capture d’écran : Vidéo. Les oreilles de Donald Trump sifflent après les piques de Bush et Obama.

La politique migratoire aux États-Unis est une politique protéiforme avec autour d’elle, des acteurs publics et privés que l’on peut, de manière peut-être caricaturale, classés comme pro ou anti immigration. Ces acteurs portent en eux des représentations multiples et divergentes, qui peuvent influencer les politiques publiques. Ces représentations sociales sont composées d’éléments divers qui ont longtemps été étudiés de façon isolée : des attitudes, des opinions, des croyances, des valeurs et des idéologies. Elles ont une influence sur les prises de décision des acteurs qui fabriquent les politiques. Partant de cette complexité, quel peut être l’effet des représentations de l’immigration, exprimées par les deux derniers présidents des États-Unis  sur la conception des politiques migratoires ?

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Les bébés controversés ou la GPA

La Gestation Pour Autrui en tant que méthode de procréation se pratique généralement lorsqu’une femme n’a pas la possibilité médicale de mener à bien une grossesse. Cette dernière fait donc appel à une mère porteuse pour s’occuper du développement in utero de l’enfant. Les parents d’intention peuvent être les parents biologiques de l’enfant s’ils ont tous les deux fourni les gamètes à l’origine de l’embryon, partiellement s’il y a eu don d’ovocyte ou de sperme, ou n’avoir aucun lien génétique s’ils ont eu recours à deux dons de gamètes. En droit français, la GPA est régie par les lois relatives à la bioéthique[1]. Lire la suite